Angie Dickinson - Bio et photos

0 2

Angie Dickinson, née Angeline Brown, est une actrice américaine née le 30 septembre 1931 à Kulm, dans le Dakota du Nord, États-Unis. En France, elle est surtout connue pour ses rôles de femme policier dans des séries télévisées des années 1970 (Police Story et surtout Sergent Anderson), dont le succès populaire ouvrit la voie à ce nouveau répertoire pour les actrices.

Angie Dickinson - Wikipedia (français)

Angie Dickinson - Wikipedia (english)

Angie Dickinson - IMDb

1 5

2 3

3 1

" Angie Dickinson, Angeline Brown de son vrai nom, est née le 30 septembre 1931 à Kulm, petite bourgade du Dakota du Nord, où son père journaliste travaille à la gazette locale. A l’âge de 10-11 ans, elle part avec ses parents et ses trois autres soeurs vivre à Burbank, en Californie. Alors qu’elle aspire à marcher dans les pas de son père en manifestant un goût prononcé pour les Lettres, son succès à des concours de beautés locales va lui tracer une toute autre voie de carrière. Après ses études, elle travaille pendant 3 ans et demi comme secrétaire pour la Burbank Airplane Parts Factory. En 1953, elle termine seconde d’un concours de Miss America local, et finit par taper dans l’œil de la chaîne de TV NBC, qui lui offre de petits rôles. En 1954, elle fait ses premiers pas au cinéma dans une comédie musicale, Mademoiselle Porte-bonheur, aux côtés de Doris Day qui la prend sous son aile.

Pendant les quatre années suivantes, elle enchaîne les petits rôles interchangeables, principalement dans des westerns, face à des partenaires comme Robert Mitchum (L' Homme au fusil), Randolph Scott (Le Vengeur), pour finir par tenir la vedette dans China Gate de Samuel Fuller. "Les producteurs et les réalisateurs n’arrivaient pas à me mettre dans une case", se souvient-elle en évoquant bien plus tard ces années là : "J’étais trop ceci, trop cela, je n’étais pas voluptueuse comme Marylin Monroe…mais finalement ce n’était pas forcément plus mal. Se préoccuper uniquement de son physique et de son apparence ne m’intéressait pas". C’est d’ailleurs pour éviter d’être cataloguée comme starlette blonde platine et sex-symbol qu’elle accepta de se faire teindre les cheveux, peu avant de se présenter au casting de Rio Bravo, recommandée à Howard Hawks par John Wayne pour tenir le rôle féminin principal de "Feathers". Sa performance reste l'une des plus belles créations de l’histoire du western ; sa carrière est désormais bien lancée.

Les années 1960 sont l'âge d'or de sa carrière, qu'elle aborde en incarnant Beatrice Ocean, l'épouse du gangster Danny Ocean alias Frank Sinatra dans L' Inconnu de Las Vegas. En 1964, elle donne la réplique à Lee Marvin dans un grand classique du thriller : A bout portant de Don Siegel; suivi en 1966 d'un autre chef-d'oeuvre, La Poursuite impitoyable, aux côtés de Marlon Brando. Un an plus tard, elle retrouve Lee Marvin sous la direction de John Boorman dans un puissant thriller, Le Point de non retour, qui pulvérise et redéfinit les codes du genre. Elle garda un souvenir contrasté de l'acteur : "Lee était un homme difficile à cerner. Il en avait bavé à la guerre (il fut grièvement blessé à la bataille de Saïpan, sur le front japonais), et cela le tourmentait. Tout le temps. Il avait toujours cet air sombre, silencieux. Il était distant. Il avait aussi de gros problèmes avec l'alcool. Et c'est souvent comme ça que les alcooliques se tiennent : en retrait, derrière le mur".

Dans la décennie des années 70, en dépit de quelques films et sollicitations régulières comme celle de Jacques Deray dans Un Homme est mort, Roger Vadim ou l'oubliable Super nanas produit par l'écurie Roger Corman, l'actrice voit sa carrière au cinéma battre de l'aile. En 1974, elle rebondit alors grâce à la TV avec une série culte qui va durer quatre ans, Sergent Anderson, dans laquelle elle incarne une femme policière. Elle remporte le Golden Globe de la Meilleur actrice dans une série dramatique en 1975, 3 nominations successives aux Golden Globe, et 3 nominations aux Emmy Award, entre 1975 et 1978. C'est ainsi remise en selle qu'elle aborde le virage des années 1980, en revenant au cinéma avec le sulfureux Pulsions de Brian De Palma. Alors âgée de 49 ans, l'actrice incarne une quadragénaire nymphomane victime d'un maniaque sexuel. Un rôle fort, bien que sujet à de vives polémiques en raison de la violence et de la crudité de certaines scènes. Le film fut un gros succès, mais l'actrice garda un souvenir mitigé : "Je suis devenu complètement folle à cause de l'absence totale d'humour sur le tournage", confiera-t-elle. La faute à un Brian de Palma particulièrement taiseux, qui lui confia détester le tournage d'un film.

En dépit de drames familiaux (divorce avec Burt Bacharach en 1980, suicide de leur fille en 2007), Angie Dickinson a continué de tourner régulièrement, alternant les projets pour la TV et le cinéma, avec plus ou moins de bonheur : de la comédie (Sabrina, Mais où est passé Elvis ?) en passant par le drame (Big Bad Love, 2001) ou de l'action (Big Bad Mama II, 1987). En 2001, elle accepte de faire un cameo pour Steven Soderbergh dans Ocean's Eleven, remake du film de Lewis Milestone.

Une carrière en dents de scie, malgré tout émaillée de quelques chefs-d'oeuvres. A un journaliste qui lui demandait de faire le bilan de sa carrière en 2010, elle répondit : "Le show business n'a jamais été un vrai plan de carrière pour moi. Finalement, j'ai eu de la chance. Je suis arrivée au bon moment, pour faire des choses formidables. J'ai rencontré de grandes stars, et suis restée amie avec certaines d'entre elles. Ca été une vie fantastique, vraiment. Et elle l'est toujours"."

Olivier Pallaruelo

Logo allocine

 

 

 

 

10 1

11

12

 

15

 

16

 

16

20

21

L a

 

L b

22 1

23